"extrait d'un débat à l'assemblé nationale"
sur la violences dans le football aprés om-psg:
"12 mai 99 "
2nd séance.
M. le président.
La parole est à Mme Nicole Catala.
Mme Nicole Catala.
Monsieur le ministre de l'intérieur, à l'occasion du match PSG-OM qui a eu lieu au Parc des Princes, le 5 mai dernier, de graves incidents se sont produits.
M. Albert Facon.
C'était mieux à Lens ?
Mme Nicole Catala.
Les supporters de l'OM, qui étaient transportés par des autobus de la RATP, se sont livrés à de très graves débordements de violence, entraînant la destruction de sept autobus de la RATP et mettant en péril la sécurité physique de plusieurs automobilistes ou passants, ainsi que celle des conducteurs d'autobus, dont deux ont été blessés.
Or, avant ce match, la presse nous avait indiqué que plus d'un millier de policiers et de gendarmes avaient été affectés à la surveillance des abords du Parc des Princes et au maintien de l'ordre public. Par ailleurs, il existe au Parc des Princes un PC de sécurité qui est considéré comme tout à fait efficace.
Monsieur le ministre, que s'est-il passé ce soir-là qui a pu entraîner les saccages et les débordements que je viens d'indiquer, ainsi que des dégradations très coûteuses pour une entreprise publique ? Un responsable appartenant à la préfecture de police de Paris a indiqué, à la suite de ces événements, sur une radio nationale, qu'aucune consigne n'avait été donnée pour mettre un terme à ces débordements et qu'il n'avait pas reçu d'ordre précis sur la conduite à tenir.
Monsieur le ministre, que s'est-il exactement passé ? Aviez-vous donné des instructions précises pour que ces débordements soient contenus et, si possible, évités ? Quelles dispositions ont été prises, notamment du point de vue des contrôles d'identités ? A-t-on procédé à l'interpellation de casseurs ? Bref, monsieur le ministre, je voudrais savoir si, dans les responsabilités qui vous incombent, tout a été fait pour éviter de tels débordements dont ont souffert les Parisiens et qui ont causé un dommage important à la RATP.
(Applaudissements sur les bancs du groupe du Rassemblement pour la République, du groupe de l'Union pour la démocratie française-Alliance et du groupe Démocratie libérale et Indépendants.)
M. Philippe Vasseur.
Allez Lens ! (!)
M. le président.
La parole est à M. le ministre de l'intérieur.
M. Jean-Pierre Chevènement, ministre de l'intérieur.
Madame la députée, le problème de la violence dans les stades n'est pas nouveau. Le Gouvernement a pris des mesures. Il a même fait voter un texte législatif au printemps 1998 pour étendre, aux abords des stades, un certain nombre de dispositions permettant de réprimer les violences à l'intérieur des stades.
M. Pierre-Christophe Baguet.
Tout va bien !
M. Jean-Michel Ferrand.
Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes !
M. Yves Fromion.
Comme en Corse ! (!)
M. le ministre de l'intérieur.
Il y a, naturellement, des stadiers. Il y a aussi, aux abords des stades, des forces de police ou de gendarmerie.
Celles-ci étaient averties...
M. Pierre-Christophe Baguet.
Rien n'a été fait !
M. le ministre de l'intérieur.
... car nous connaissions les risques. Quoique toujours difficiles à estimer, ils sont à envisager à l'occasion de chaque match...
M. Philippe Vasseur.
Pas à Lens !
M. le ministre de l'intérieur.
Permettez-moi de vous dire que, à Lens, ce sont des violences urbaines qui ont eu lieu. Et ce sont des hooligans venus de pays étrangers
qui ont semé le désordre et la violence, au prix de ce que nous savons. Le gendarme Nivel en a subi les conséquences.
M. Philippe Vasseur.
Les supporters, eux, sont exemplaires !
M. le ministre de l'intérieur.
Pour revenir à ce qui s'est passé au Parc des Princes entre les supporters de l'OM de Marseille et ceux du PSG, il faut bien reconnaître que nous sommes en présence d'un phénomène très particulier. Les supporters, parisiens et marseillais, sont mus par des passions extrêmement violentes...
M. Yves Fromion.
Comme en Corse !
M. le ministre de l'intérieur.
... et antagonistes qu'ils doivent dominer. Ce jour-là, ils se sont déchaînés au-delà de tout ce qui pouvait être imaginé.
(Exclamations sur les bancs du groupe du Rassemblement pour la République, du groupe de l'Union pour la démocratie française-Alliance et du groupe Démocratie libérale et Indépendants.)
M. Pierre Lellouche.
Il n'y a pas de moyens pour les contenir !
M. le ministre de l'intérieur.
Il a été procédé à vingtcinq interpellations, et les supporteurs du club de Marseille ont été reconduits...
M. François Rochebloine.
Escortés !
M. le ministre de l'intérieur.
... à la gare de Lyon, dans les cars qui les avaient amenés,...
M. François Rochebloine.
Sept bus !
M. le ministre de l'intérieur.
... mais sous escorte policière. Ils ont alors commis un certain nombre de déprédations, y compris dans le TGV qui les a ramenés à la gare Saint-Charles.
M. Pierre-Christophe Baguet.
Mais avant ? Rien n'a été fait.
M. le ministre de l'intérieur.
Cela dit, ce sont des incidents dont il est facile de parler a posteriori, mais qui sont possibles dans de nombreux cas de figure.
M. Yves Fromion.
C'est la « paillotte » !
M. le ministre de l'intérieur.
Je crois que le préfet de police avait donné toutes les instructions nécessaires, mais il y a des débordements qu'il faut réprimer. (Protestationss ur les bancs du groupe du Rassemblement pour la République, du groupe de l'Union pour la démocratie française-Alliance et du groupe Démocratie libérale et Indépendants.)
M. Yves Fromion.
On « n'y peut rien » ! Plusieurs députés du groupe du Rassemblement pour la République.
Bonnet ! Bonnet !
M. le ministre de l'intérieur.
Que je sache, il n'y a pas eu de conséquences aussi dommageables que celles qui se sont produites à Lens. (ndlr:nivel)
M. Yves Fromion.
Ou en Corse !
M. le ministre de l'intérieur.
Même si nous sommes en présence d'un phénomène que l'on pourrait qualifier de
« phénomène d'éthnisme », il y a là une passion d'une violence telle que nous devons être extrêmement vigilants.
(Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste et du groupe Radical, Citoyen et Vert.)
M. le président.
Nous reviendrons, s'il nous reste du temps, au groupe du Rassemblement pour la République.
c'est beau la france qui parle.
merci a http://violencestadium.skyblog.com pour le texte
sur la violences dans le football aprés om-psg:
"12 mai 99 "
2nd séance.
M. le président.
La parole est à Mme Nicole Catala.
Mme Nicole Catala.
Monsieur le ministre de l'intérieur, à l'occasion du match PSG-OM qui a eu lieu au Parc des Princes, le 5 mai dernier, de graves incidents se sont produits.
M. Albert Facon.
C'était mieux à Lens ?
Mme Nicole Catala.
Les supporters de l'OM, qui étaient transportés par des autobus de la RATP, se sont livrés à de très graves débordements de violence, entraînant la destruction de sept autobus de la RATP et mettant en péril la sécurité physique de plusieurs automobilistes ou passants, ainsi que celle des conducteurs d'autobus, dont deux ont été blessés.
Or, avant ce match, la presse nous avait indiqué que plus d'un millier de policiers et de gendarmes avaient été affectés à la surveillance des abords du Parc des Princes et au maintien de l'ordre public. Par ailleurs, il existe au Parc des Princes un PC de sécurité qui est considéré comme tout à fait efficace.
Monsieur le ministre, que s'est-il passé ce soir-là qui a pu entraîner les saccages et les débordements que je viens d'indiquer, ainsi que des dégradations très coûteuses pour une entreprise publique ? Un responsable appartenant à la préfecture de police de Paris a indiqué, à la suite de ces événements, sur une radio nationale, qu'aucune consigne n'avait été donnée pour mettre un terme à ces débordements et qu'il n'avait pas reçu d'ordre précis sur la conduite à tenir.
Monsieur le ministre, que s'est-il exactement passé ? Aviez-vous donné des instructions précises pour que ces débordements soient contenus et, si possible, évités ? Quelles dispositions ont été prises, notamment du point de vue des contrôles d'identités ? A-t-on procédé à l'interpellation de casseurs ? Bref, monsieur le ministre, je voudrais savoir si, dans les responsabilités qui vous incombent, tout a été fait pour éviter de tels débordements dont ont souffert les Parisiens et qui ont causé un dommage important à la RATP.
(Applaudissements sur les bancs du groupe du Rassemblement pour la République, du groupe de l'Union pour la démocratie française-Alliance et du groupe Démocratie libérale et Indépendants.)
M. Philippe Vasseur.
Allez Lens ! (!)
M. le président.
La parole est à M. le ministre de l'intérieur.
M. Jean-Pierre Chevènement, ministre de l'intérieur.
Madame la députée, le problème de la violence dans les stades n'est pas nouveau. Le Gouvernement a pris des mesures. Il a même fait voter un texte législatif au printemps 1998 pour étendre, aux abords des stades, un certain nombre de dispositions permettant de réprimer les violences à l'intérieur des stades.
M. Pierre-Christophe Baguet.
Tout va bien !
M. Jean-Michel Ferrand.
Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes !
M. Yves Fromion.
Comme en Corse ! (!)
M. le ministre de l'intérieur.
Il y a, naturellement, des stadiers. Il y a aussi, aux abords des stades, des forces de police ou de gendarmerie.
Celles-ci étaient averties...
M. Pierre-Christophe Baguet.
Rien n'a été fait !
M. le ministre de l'intérieur.
... car nous connaissions les risques. Quoique toujours difficiles à estimer, ils sont à envisager à l'occasion de chaque match...
M. Philippe Vasseur.
Pas à Lens !
M. le ministre de l'intérieur.
Permettez-moi de vous dire que, à Lens, ce sont des violences urbaines qui ont eu lieu. Et ce sont des hooligans venus de pays étrangers
qui ont semé le désordre et la violence, au prix de ce que nous savons. Le gendarme Nivel en a subi les conséquences.
M. Philippe Vasseur.
Les supporters, eux, sont exemplaires !
M. le ministre de l'intérieur.
Pour revenir à ce qui s'est passé au Parc des Princes entre les supporters de l'OM de Marseille et ceux du PSG, il faut bien reconnaître que nous sommes en présence d'un phénomène très particulier. Les supporters, parisiens et marseillais, sont mus par des passions extrêmement violentes...
M. Yves Fromion.
Comme en Corse !
M. le ministre de l'intérieur.
... et antagonistes qu'ils doivent dominer. Ce jour-là, ils se sont déchaînés au-delà de tout ce qui pouvait être imaginé.
(Exclamations sur les bancs du groupe du Rassemblement pour la République, du groupe de l'Union pour la démocratie française-Alliance et du groupe Démocratie libérale et Indépendants.)
M. Pierre Lellouche.
Il n'y a pas de moyens pour les contenir !
M. le ministre de l'intérieur.
Il a été procédé à vingtcinq interpellations, et les supporteurs du club de Marseille ont été reconduits...
M. François Rochebloine.
Escortés !
M. le ministre de l'intérieur.
... à la gare de Lyon, dans les cars qui les avaient amenés,...
M. François Rochebloine.
Sept bus !
M. le ministre de l'intérieur.
... mais sous escorte policière. Ils ont alors commis un certain nombre de déprédations, y compris dans le TGV qui les a ramenés à la gare Saint-Charles.
M. Pierre-Christophe Baguet.
Mais avant ? Rien n'a été fait.
M. le ministre de l'intérieur.
Cela dit, ce sont des incidents dont il est facile de parler a posteriori, mais qui sont possibles dans de nombreux cas de figure.
M. Yves Fromion.
C'est la « paillotte » !
M. le ministre de l'intérieur.
Je crois que le préfet de police avait donné toutes les instructions nécessaires, mais il y a des débordements qu'il faut réprimer. (Protestationss ur les bancs du groupe du Rassemblement pour la République, du groupe de l'Union pour la démocratie française-Alliance et du groupe Démocratie libérale et Indépendants.)
M. Yves Fromion.
On « n'y peut rien » ! Plusieurs députés du groupe du Rassemblement pour la République.
Bonnet ! Bonnet !
M. le ministre de l'intérieur.
Que je sache, il n'y a pas eu de conséquences aussi dommageables que celles qui se sont produites à Lens. (ndlr:nivel)
M. Yves Fromion.
Ou en Corse !
M. le ministre de l'intérieur.
Même si nous sommes en présence d'un phénomène que l'on pourrait qualifier de
« phénomène d'éthnisme », il y a là une passion d'une violence telle que nous devons être extrêmement vigilants.
(Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste et du groupe Radical, Citoyen et Vert.)
M. le président.
Nous reviendrons, s'il nous reste du temps, au groupe du Rassemblement pour la République.
c'est beau la france qui parle.
merci a http://violencestadium.skyblog.com pour le texte


